My DSO Manager : des relances au paiement, sans perdre les litiges de vue

My DSO Manager : des relances au paiement, sans perdre les litiges de vue

Vous recherchez DSO Manager ? La solution concernée est généralement My DSO Manager, un logiciel SaaS de credit management édité par P2B Solutions. Il centralise le recouvrement, les litiges et le risque client pour aider les équipes financières à accélérer les encaissements. Son intérêt dépasse l’envoi de rappels : il consiste à comprendre ce qui bloque chaque paiement et à organiser l’action adaptée.

Un outil de pilotage du poste client, pas seulement de relance

My DSO Manager intervient dans le processus Order to Cash, qui va de la commande à l’encaissement. Alimenté par les données comptables et commerciales, il donne aux credit managers, RAF, équipes ADV et commerciaux une lecture commune des factures, des encours et des actions en cours. Il complète l’ERP plutôt qu’il ne remplace la comptabilité.

Calculer son DSO et son potentiel de trésorerie

Mesurez le délai moyen de règlement de vos clients et estimez la trésorerie théoriquement libérable grâce à une réduction du DSO.

Calcul du DSO

DSO = créances clients ÷ chiffre d’affaires facturé × nombre de jours

Utilisez la même base de TVA que pour le chiffre d’affaires.
Votre DSO estimé

Le résultat correspond à un nombre moyen de jours d’encours clients.

Potentiel de trésorerie

Trésorerie libérée = (DSO actuel − DSO cible) × chiffre d’affaires ÷ nombre de jours

Trésorerie théoriquement libérée

À interpréter avec prudence : cette estimation ne tient pas compte des litiges, de la saisonnalité, des pertes ni des différences de méthode comptable. Les bases de calcul doivent être cohérentes, notamment concernant la TVA : comparez des montants exprimés selon la même convention.

Ce que mesure réellement le DSO

Le DSO, ou Days Sales Outstanding, exprime en jours le chiffre d’affaires facturé qui reste à encaisser. Une formule usuelle consiste à diviser les créances clients par le chiffre d’affaires de la période, puis à multiplier le résultat par le nombre de jours de cette période. Les bases doivent être cohérentes, notamment concernant la TVA. Cette formule générale ne préjuge pas de la méthode paramétrée dans le logiciel.

Le DSO ne mesure pas uniquement les retards de paiement. Il reflète aussi les délais contractuels, la saisonnalité et l’évolution des ventes. Sa baisse peut libérer de la trésorerie et réduire le besoin en fonds de roulement, mais elle doit être analysée avec les créances échues, les litiges et les pertes sur clients. Un indicateur isolé ne suffit pas à juger la performance.

Une lecture utile pour la PME comme pour le groupe

Une PME cherchera surtout à sortir des fichiers dispersés et à structurer ses relances. Une ETI ou un groupe aura davantage besoin de répartir les portefeuilles, d’harmoniser les pratiques et de consolider plusieurs entités. La pertinence de My DSO Manager dépend donc autant de l’organisation du poste client que du volume de factures.

Du rappel de facture à la résolution du blocage

Le recouvrement repose sur des scénarios dynamiques, manuels, semi-automatiques ou automatiques. Les actions peuvent être adaptées au profil du client, à l’échéance et à la situation du compte. L’objectif est d’automatiser les tâches répétitives sans envoyer une relance inappropriée à un client qui attend déjà la correction d’une facture.

Des échanges reliés aux factures et aux promesses

La plateforme prévoit des modèles d’e-mails, des e-mails interactifs, des courriers et des SMS. Des balises permettent d’insérer des factures PDF, une situation de compte, des pénalités ou un RIB. L’historisation des actions et des retours clients évite de reprendre chaque dossier à zéro ; le suivi des promesses de règlement aide à distinguer un engagement tenu d’une nouvelle échéance manquée.

Les pages et e-mails interactifs permettent au client de consulter sa situation, de commenter une facture et, selon les services activés, de payer. Les moyens de paiement, les prestataires concernés et leurs frais doivent être vérifiés pendant la démonstration : un bouton de règlement ne garantit pas que tous les modes de paiement souhaités sont inclus.

Traiter les litiges plutôt que multiplier les rappels

Un désaccord sur un prix ou une référence de commande manquante appelle une action différente d’un simple oubli. La gestion collaborative des litiges permet de qualifier le motif, d’attribuer le traitement et d’en suivre l’avancement. Finance, ADV et commerciaux disposent ainsi d’un dossier partagé pour identifier le responsable de la prochaine action.

Le poste client ressemble à un courant dont il faut repérer les étranglements : accélérer les relances en aval ne débloque pas une validation immobilisée en amont. Pour chaque facture litigieuse, identifiez la pièce manquante, son détenteur et la décision attendue. Cette cartographie des dépendances évite de mesurer seulement le nombre de rappels envoyés alors que le véritable frein est un bon de livraison introuvable.

Relier risque client, encaissements et performance

My DSO Manager associe le recouvrement à la surveillance du risque : scoring client, limites de crédit, alertes de dépassement et suivi de l’assurance-crédit. Ces fonctions aident à arbitrer l’exposition commerciale avant que l’encours ne devienne difficile à recouvrer. Leur utilité dépend toutefois de la qualité des informations et des règles de décision définies par l’entreprise.

PérimètreUsage opérationnelPoint à vérifier en démonstration
Risque clientSurveiller les encours et les limites de créditOrigine des scores et destinataires des alertes
Assurance-créditSuivre les garanties et les dépassementsArticulation avec les procédures de l’assureur
Prévisions d’encaissementAnticiper les entrées de trésorerieTraitement des promesses et des litiges
ReportingAnalyser groupes, portefeuilles, clients et piècesPérimètres, filtres et fréquence d’actualisation

Pour apprécier les résultats, suivez conjointement le DSO, les montants échus, les promesses respectées et les délais de résolution des litiges. La réduction de l’encours peut diminuer les besoins de financement ; elle ne constitue pas automatiquement un gain de résultat équivalent. Les économies de financement et de traitement doivent être évaluées séparément.

Intégrations et déploiement : les vérifications qui comptent

La solution se connecte aux ERP, CRM, logiciels comptables et services tiers. Smart Upload fait partie des outils d’import proposés. Des synchronisations plusieurs fois par jour sont mentionnées, mais leur fréquence et leur périmètre doivent être confirmés pour votre environnement. Une consolidation en temps réel reste tributaire de la fraîcheur des données reçues.

Avant le déploiement, faites tester un échantillon comprenant factures ouvertes, avoirs, paiements partiels, devises et contacts de facturation. Vérifiez surtout le traitement d’un règlement nouvellement comptabilisé : une relance envoyée après paiement dégrade rapidement la confiance. L’accès par navigateur, sur ordinateur, tablette ou smartphone, doit également être testé selon les usages de chaque équipe.

Pour l’international, Etrepayé.fr mentionne 15 langues d’interface et 170 langues de relance, ainsi que la gestion de toutes les devises. Inovallée présente pour sa part 14 langues d’interface et plus de 70 langues de relance. Ces chiffres différents justifient de faire confirmer les langues effectivement disponibles pour votre projet.

Associez enfin la DSI aux questions d’hébergement, de sauvegarde, de réversibilité et de conformité RGPD. Le SSO est mentionné dans la présentation institutionnelle. Une disponibilité de 100 % est annoncée, mais cette affirmation doit être distinguée d’un engagement contractuel : demandez le SLA, ses exclusions et les modalités de support.

Tarif, références et démonstration : décider sur des preuves

Inovallée évoque un abonnement à partir de 150 € par mois pour les petites structures, pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros mensuels pour les groupes. Ce repère ne remplace pas un devis actualisé. Faites détailler les utilisateurs, entités, connecteurs, options, prestations de paramétrage et formations inclus, ainsi que les conditions d’engagement.

Etrepayé.fr mentionne plus de 2 100 entreprises dans 89 pays et 25 000 utilisateurs ; Inovallée cite 1 700 entreprises, plus de 85 pays et plus de 15 000 utilisateurs. Ces comptages ne doivent pas être additionnés. Des références telles que Schneider Electric, Veolia, Rexel, Sames et Aéroports de Paris sont citées. Les avis GetApp soulignent notamment la simplicité de paramétrage et le suivi des actions, sans démontrer à eux seuls un gain financier.

Pour comparer My DSO Manager à une autre solution, demandez une démonstration auprès de l’éditeur avec un scénario concret : facture échue, litige, promesse non tenue, paiement partiel puis clôture. Exigez le même parcours des autres logiciels évalués. Vous pourrez ainsi comparer la traçabilité, le travail manuel restant et le coût total, plutôt que des listes de fonctionnalités difficiles à départager.